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02 octobre 2013

Le retour du vaincu

Ce n'est pas sans une immense surprise que les habitants d'Asnières-sur-Seine apprennent par la presse que l'UMP a décidé de miser sur Manuel Aeschlimann pour les élections municipales de 2014.

En 2008, il a pourtant perdu la mairie que la droite détenait depuis la nuit des temps. En 2009, les élections européennes à la proportionnelle donnent l'avantage à Barnier, mais le cumul des votes anti-UMP est frappant. Les régionales 2010 balaient l'UMP et c'est du jamais vu à Asnières. Le canton Nord d'Asnières est perdu par la droite et tombe dans les mains du PS aux cantonales de 2011. Les élections sénatoriales sanctionnent les divisions locales de l'UMP qui recule de 2 sièges tandis que les PS-PC-Verts progressent de 3. Au second tour de l'élection présidentielle 2012, François Hollande devance largement Nicolas Sarkozy. Une gifle pour Manuel Aeschlimann qui perd dans la foulée les élections législatives de 2012. Des défaites, des défaites, encore des défaites, toujours des défaites.

On dit que la commune reste à droite mais vote à gauche, parce qu'elle ne peut plus se résoudre à voter pour Manuel Aeschlimann et le rapport accablant de la chambre régionale des comptes rendu en 2007, mais publié en 2008 contrairement à tous les usages. En 2012, conseiller municipal d'opposition, il démissionne. Jugé coupable par la justice pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public, il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, un an d’inéligibilité et 20000 euros d’amende en appel. Il avait retiré son pourvoi en cassation. L'UMP le préfère donc au conseiller général Cyrille Déchenoix, son challenger de droite condamné en 2012 pour prise illégale d'intérêts à six mois de prison avec sursis et 5000 € d'amende, mais sans la sanction d'inéligibilité.

Il existe pourtant des candidats sans de telles condamnations à Asnières. Marie-Dominique Ristori, épouse Aeschlimann, présidente de son groupe d'opposition au conseil municipal et conseillère régionale pourrait représenter l'UMP aux prochaines élections municipales. Mais c'est une femme ? Josiane Fischer, ancienne adjointe du maire actuel Sébastien Pietrasanta, ancienne adjointe de Manuel Aeschlimann, ancienne RPR et présidente de son groupe UDI d'opposition. Mais c'est une femme ? Thierry Le Gac, conseiller municipal d'opposition, ancien colistier de Manuel Aeschlimann. Mais c'est un homme ? Laurent Martin Saint-Léon, conseiller municipal d'opposition, ancien colistier de Manuel Aeschlimann ? Mais c'est un homme ?

Il est probable que Manuel Aeschlimann soit un surhomme. Plus ça rate, plus on a de chances que ça réussisse. L'UMP a  pour de vrai désigné un schadock comme les Asniérois le dénomment avec bonhomie, mais ce n'est pas cela qui va faire regagner la mairie à la droite locale qui manque d'exemplarité à la différence de Bois-Colombes ou de Courbevoie notamment.

24 mai 2013

Les droites des egos

Encore une défection dans la camp de l'opposition de droite au conseil municipal du 23 mai 2013 à Asnières. Thierry Le Gac qui n'est pas très ami avec le clan Aeschlimann va rejoindre les bancs de Cyrille Déchenoix, une valeur sûre de l'UMP, condamné en 2012 à 6 mois de prison avec sursis et 5000 francs d'amende (selon Le Parisien). Le clan Aeschlimann ne vaut guère mieux avec l'inéligibilité toujours en cours de son leader Manuel (selon Le Parisien), valeur contestée de l'UMP locale, qui a démissionné du conseil municipal il y a quelques mois. Josiane Fischer, nouvellement UDI, a remis ses effets de 1ère adjointe au Maire et vole le leadership de l'opposition à Marie-Dominique Aeschlimann.

Seule a priori sans casserole, Josiane Fischer pourrait donc revendiquer la tête de liste d'une droite rassemblée pour les municipales 2014 sous un drapeau UMP/UDI ? Toutefois les capacités de rassemblement de cette grande dame ne sont pas évidentes : plus de 70% des membres de son groupe au conseil municipal lui ont tourné le dos. On n'a jamais su le fin mot de cette histoire. Son slogan loin des partis, proche des habitants fait partie des antiquités. Vive l'UDI et les calculs partisans : et rien ne dit que ce parti lui donnera l'investiture.

Le 5 ou le 6 juin prochain, l'UMP divisée comme il se peut, décidera qui ménera la liste des municipales. Nous allons nous amuser entre les dommages ciblés et les dommages collatéraux.

21:28 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juin 2012

J-2 des législatives 2012 dans la 2de circonscription du 92

Rama Yade et Manuel Aeschlimann appartiennent au même harem politique de la sarkozie qui divise la droite et tous les partis qui s'aventurent dans les Hauts-de-Seine, Modem, Radical, UMP, Nouveau centre, ect. On les avait cru quand ils disaient qu'ils nous défendaient et en fait Rama Yade défend sa carrière comme Manuel Aeschlimann et les électeurs elle s'en fout.

J'ai repris toutes les réalisations de Manuel Aeschlimann et de Sébastien Pietrasanta pendant leurs mandats de Maire. La municipalité de Sébastien Pietrasanta en a fait plus en un demi mandat qu'Aeschlimann en neuf ans. Je ne partage pas la couleur politique de Pietrasanta, mais je voterai pour lui dimanche 10 juin pour éviter de retrouver un député qui est considéré par beaucoup de sites indépendants et vérifiables qu'il n'est pas un bon député.

Votons librement contre Manuel Aeschlimann.

24 mai 2012

Rama Yade doit se ressaisir

Il ne faut pas reprendre les mauvaises méthodes et les mauvaises habitudes de Manuel Aeschlimann pour ensuite le contester et contester Sébastien Pietrasanta avec des arguments faux et des assertions mensongères parce que les électeurs méritent qu'on leur parle honnêtement avec un programme sérieux ce qui n'est pas le cas de la plupart des candidats aujourd'hui et c'est vraiment dommage.

Le soutien massif de la droite asniéroise contre la candidature de Manuel Aeschlimann est une chance pour tous et c'est pourquoi les sympathisants de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti Radical et des autres tendances ne doivent pas être trompés sur le but de la campagne de Rama Yade qui doit être comprise comme celle d'un combat contre les élus qui par leur inaction ou leur action ne méritent pas d'être reconduits.

Si Rama Yade ne passe pas le second tour dans le cadre d'un duel Aeschlimann-Pietrasanta il sera clairement impossible de reconduire le député UMP et le vote pour Pietrasanta s'imposera naturellement à tous les électeurs centristes et radicaux honnêtes dans leurs convictions humanistes.

Si Rama Yade passe le second tour dans le cadre d'une triangulaire, il est évident que je voterai pour elle mais il est impératif qu'elle marque sa distance avec l'UMP parce que son argument aux présidentielles de dire qu'elle est alliée pas ralliée n'est plus entendable aujourd'hui.

22 avril 2012

Triste soirée

Le vote réactionnaire représente 45 ou 47 % des suffrages. Dure ou molle, la Gauche représente 37 %. Borloo soutient Sarkozy et se couche. Il faut sortir le radicalisme de l'offense.

Rama Yade joue l'avocate de Sarkozy et salue sur France 2  la combativité de l'animal politique Sarkozy, détecte une souffrance de l'électeur FN, évoque le "précariat". Je regrette qu'elle ne renvoie pas dos à dos les extrêmismes doctrinaux du FN et la violence sarkozyste.

Le radicalisme, c'est autre chose. Ce n'est pas la droite, ce n'est pas le centre. Le parti de Borloo est devenu avec lui une annexe de la majorité sarkozyste. C'est triste.

13 avril 2012

La cible

Malgré tout le respect pour Rama Yade et sa démarche ‘‘non alignée’’, on se demande pourquoi son équipe se trompe parfois de cible dans le cadre de la pré-campagne des élections législatives. Son ennemi, c'est la vieille UMP, ses dérives sécuritaires et communautaires avec ses zig-zags pour séduire l'électorat d'extrême droite. Les valeurs que Rama Yade défend la rendent plus proches d'un Pietrasanta et son grand rassemblement que des vieux crocodiles qui s'accrochent à leurs mandats comme des anémones de mer à leur rocher à marée basse qui ne ne remontera plus.

Les parents d'élèves ont très mal pris la récente manipulation par mail et twitter. Ils ont tous le souvenir des tracts anonymes et des dénonciations de corbeaux qui ont tous étés condamnés sauf quelques uns. Ces techniques de désinformation ont choqué jusqu'aux auditeurs du journal de réinformation de radio Courtoisie. La capital séduction de Rama Yade s'en trouve considérablement effrittée et c'est bien dommage pour celle qui pourrait rassembler aussi bien à sa gauche qu'à sa droite.

Il faut redresser la barre.

 
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